Harry Kellar, l’un des plus grands magiciens Américains

Harry Kellar, l’un des plus grands magiciens Américains

C’est à croire que le monde n’est pas assez grand pour certains hommes, et encore moins pour les magiciens. Harry Kellar fait parti de ceux qui ont passé de longues années de leur vie à naviguer sur les océans afin de découvrir le monde et surtout, de conquérir de nouveaux publics. Si son entreprise fut bien souvent couronnée de succès, cela n’empêcha pas cet artiste exceptionnel de subir quelques déconvenues qui ne l’ont jamais laissé abattu puisqu’il est toujours revenu sur le devant de la scène. C’est en véritable célébrité que Harry Kellar a pris sa retraire; après des années à avoir arpenté les rues de nombreuses villes du monde entier mais surtout, à la fin, celles des États-Unis, son pays d’origine.

Des débuts semés d’embûches

Harry Kellar, né Heinrich, n’était en rien destiné à passer sa vie sur les planches. Durant son enfance, il enchaîna plutôt les petits travaux manuels et fut finalement envoyé à l’école par un homme d’Église qui lui paya ses études. L’élément déclencheur fut une simple représentation donné par « Le Fakir d’Ava », un magicien alors reconnu par ses pairs. C’est avec ce professionnel de la magie que Kellar fit ses premiers pas sur scène, en tant qu’assistant. Au fil du temps, son mentor le laissa seul aux commandes de certains numéros, pour le plus grand plaisir du jeune homme qui s’en donnait alors à cœur joie. C’était là la meilleure manière de se faire connaître, car en tant que débutant, il lui était très difficile de rassembler les foules, d’autant plus que son charisme n’était pas encore à son apogée.

C’est auprès des frères Davenport, de Mr Fay et de Mr Cooper que Harry Kellar apprit le plus de choses sur le métier de magicien. Certains des numéros qu’il put expérimenter en tant qu’assistant sont encore à l’heure actuelle joués dans des spectacles de Noël en Europe et dans le monde tant ils sont extraordinaire.

Sur les chemins de traverses, à la conquête du monde

Harry Kellar passa de longues années à parcourir l’Amérique du Sud et d’autres continents, allant jusqu’en Australie. C’est pourtant en Angleterre qu’il décida de s’installer durant une longue période, une de ses excursions en tant que magicien aux États-Unis s’étant soldée par un échec retentissant. En effet, ses numéros étaient alors excellents, mais sa publicité était quelque peu négative car on eu dit de lui qu’il chercha à abuser du décès de l’un de ses pairs qui portait un nom qui était semblable au sien. Finalement, c’est en 1884 qu’il connut une notoriété totale, lorsqu’il retourna aux Amériques, armé d’affiches publicitaires qui firent en partie sa renommée. Ses tours prestigieux attirèrent une foule dense lors de ses différents spectacles et ce jusqu’à ce qu’il prenne sa retraire en 1908.

Sa fortune était alors telle qu’il profita de la fin de sa vie en toute sérénité, se produisant une seule fois à titre gratuit.  Il formant avant son départ celui qui devint à son tour un grand magicien : Howard Turston.

Si l’on ne devait retenir qu’une seule chose de Harry Kellar, en dehors de ses numéro, c’est bien son penchant pour la provocation, lui qui utilisa le Diable et les démons sur nombre de ses affiches durant ses différentes tournées.