Georges Méliès âgé peignant une illustration de la Lune
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Portrait · le magicien du cinéma

Georges Méliès, le magicien qui a inventé le cinéma

Avant d'être le père des effets spéciaux, c'était un illusionniste. Et c'est en magicien qu'il a compris, le premier, que la caméra pouvait devenir une baguette magique.

Nom completMarie-Georges-Jean Méliès
Naissance8 déc. 1861 · Paris
Mort21 janv. 1938 · Paris
Connu pour« Le Voyage dans la Lune »

On le présente comme le père du cinéma de fiction et des effets spéciaux. C'est vrai. Mais on oublie souvent par où il a commencé : Georges Méliès était d'abord un magicien. Et c'est précisément pour cela qu'il a vu, avant tous les autres, ce que personne ne voyait dans le cinématographe naissant : une machine à fabriquer des miracles.

Du Théâtre Robert-Houdin à la caméra

En 1888, à seulement vingt-six ans, ce fils d'industriel passionné d'illusion rachète à Paris un lieu mythique : le théâtre de Jean-Eugène Robert-Houdin, le père de la magie moderne. Méliès y devient directeur et y présente ses propres grandes illusions, automates et féeries. Il ira même jusqu'à fonder la première chambre syndicale des magiciens français, pour faire reconnaître les prestidigitateurs comme de véritables artistes, dans le droit fil de Robert-Houdin.

Puis, en décembre 1895, il assiste à l'une des premières projections du Cinématographe des frères Lumière. Le public y voit un train, des ouvriers, la vie quotidienne. Méliès, lui, voit autre chose : un nouvel outil pour le magicien qu'il est. Dès l'année suivante, il tourne ses propres films.

L'accident qui a inventé les effets spéciaux

La légende veut qu'un jour, en filmant une rue de Paris, sa caméra se bloque quelques secondes. En reprenant, il filme la suite : à la projection, un omnibus se transforme soudain en corbillard. Méliès vient de découvrir, par hasard, le truc de substitution, faire apparaître, disparaître, transformer n'importe quoi, d'un simple arrêt de caméra.

Le cinématographe enregistrait la réalité. Méliès, lui, a décidé de l'ensorceler.

À partir de là, il invente ou perfectionne tout : surimpressions, fondus enchaînés, décors peints, images coloriées une à une à la main. La caméra était devenue son chapeau de magicien. Il s'en servit même pour porter à l'écran les illusions célèbres de son temps, comme la Femme qui disparaît de Buatier de Kolta.

« Le Voyage dans la Lune » et 500 films

Dans son studio de verre de Montreuil, le premier studio de cinéma d'Europe, Méliès réalise plus de 500 films en moins de vingt ans. Le plus célèbre, « Le Voyage dans la Lune » (1902), reste gravé dans toutes les mémoires : cette fusée plantée dans l'œil d'une Lune au visage grimaçant est l'une des images les plus reconnaissables de l'histoire du cinéma.

« Le Voyage dans la Lune » (1902), version restaurée, son chef-d'œuvre, en entier.

« Un homme de têtes » (1898), il retire et multiplie sa propre tête.
« Le Chaudron infernal » (1903), diableries et apparitions.
Affiche couleur du Voyage dans la Lune de Georges Méliès
Le Voyage dans la Lune1902, son chef-d'œuvre, et l'image culte du cinéma.
Une partie de cartes, premier film de Georges Méliès, 1896
Une partie de cartes1896, son tout premier film.
La Femme volante de Georges Méliès
La Femme volanteLa lévitation de music-hall, portée à l'écran.
Le Mélomane de Georges Méliès
Le MélomaneIl multiplie sa propre tête en notes de musique.
Le Roi du maquillage de Georges Méliès
Le Roi du maquillage1904, transformations à vue, à toute vitesse.
Portrait de Georges Méliès
Georges MélièsLe « cinémagicien », illusionniste devenu cinéaste.
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Avant le cinéma, il dirigeait le théâtre de magie de Robert-Houdin.

Il l'a racheté en 1888 et y a présenté ses grandes illusions pendant des années, bien avant de toucher une caméra. La fiche de Robert-Houdin →

La chute, l'oubli… et la renaissance

La suite est cruelle. Quand le cinéma s'industrialise, l'artisan génial est dépassé par les grands studios. Méliès fait faillite vers 1913. Pire : une partie de ses bobines est vendue et fondue, pour récupérer l'argent du celluloïd et de l'argent. Des centaines de films perdus à jamais.

Georges Méliès devant son kiosque de confiseries et jouets à la gare Montparnasse
Le génie du cinéma et sa femme, l'actrice Jeanne d'Alcy, derrière leur comptoir « Confiserie et Jouets » de la gare Montparnasse, oublié de tous.

Oublié, il passe les années 1920 à tenir un modeste kiosque de jouets et de confiseries à la gare Montparnasse. Jusqu'à ce que des cinéphiles le retrouvent là, derrière son comptoir, et révèlent au monde qu'il vivait encore. On lui rend alors hommage : rétrospectives, Légion d'honneur en 1931. Aujourd'hui, il est unanimement reconnu comme l'un des inventeurs du cinéma, et son histoire a inspiré jusqu'à Martin Scorsese.

Ce que je retiens de Méliès

Méliès, c'est la preuve qu'un magicien voit le monde autrement. Là où chacun voyait une caméra pour enregistrer la réalité, lui a vu un moyen de la truquer, de l'enchanter. Il n'a pas appris la magie au cinéma : il a apporté la magie au cinéma. Son influence court d'ailleurs jusque dans les plus beaux films de magie d'aujourd'hui.

C'est exactement l'esprit de la magie digitale que je pratique : marier l'illusion et l'écran, faire surgir l'impossible d'une tablette posée sur votre table. De l'écran de cinéma de Méliès à l'écran tactile d'aujourd'hui, c'est la même idée, et le même émerveillement.

De l'écran de Méliès au vôtre

La magie digitale, pour votre événement

Une tablette, vos invités, et l'impossible qui sort de l'écran : la magie digitale est l'héritière directe de Méliès. Personnalisable à votre marque, elle fait merveille sur vos soirées et événements d'entreprise.

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